La plupart des cédants subissent la due diligence de l’acquéreur — un audit minutieux qui peut faire traîner la transaction, exhumer des risques au pire moment et justifier une décote. La Vendor Due Diligence (VDD) renverse la logique : c’est le vendeur qui fait auditer son entreprise, avant la mise en vente.
Le principe : auditer son entreprise avant de la vendre
Dans une VDD, le cédant commande un audit complet de sa propre société et le met à disposition des acquéreurs potentiels. Plutôt que de découvrir les faiblesses en pleine négociation, il les identifie et les traite en amont. L’acquéreur, lui, dispose dès le départ d’un dossier clair et crédible.
Ce qu’elle couvre
Une VDD complète passe au crible plusieurs dimensions :
- Financier : qualité des comptes, récurrence du chiffre d’affaires, retraitements d’EBITDA, trésorerie.
- Juridique : contrats clés, baux, propriété intellectuelle, litiges.
- Social : contrats de travail, conventions, passif social éventuel.
- Fiscal : conformité, risques de redressement.
Pourquoi ça accélère et sécurise la cession
Trois effets concrets :
- Vendre plus vite. Un dossier déjà audité raccourcit les vérifications de l’acquéreur et réduit les allers-retours.
- Tenir le prix. Les risques anticipés et traités ne servent plus d’arguments de décote ; ils sont désamorcés.
- Garder la main. Le cédant maîtrise le calendrier et le récit, au lieu de subir le tempo de l’acheteur.
Sur les opérations small et mid cap, où la confiance et la rapidité font souvent la différence, c’est l’un des investissements les plus rentables d’une cession bien préparée.
Pour aller plus loin
Pour la méthode pas à pas, voyez le guide d’Alvo sur comment réaliser une Vendor Due Diligence, et son article de référence sur la définition et les usages de la VDD.
Cet article présente une information générale et ne constitue pas un conseil juridique ou fiscal. Une VDD doit être conduite avec des professionnels (expert-comptable, avocat) adaptés à votre situation.